La commune de New Balance Villefontaine dans le nord-Isère est sous le choc depuis l’interpellation lundi 23 mars d’un enseignant de 45 ans qui est également le directeur d’une école primaire de la ville. Et l’enquête se poursuit concernant le directeur mis en examen pour viols mercredi 25 mars. Des parents de 14 élèves de l'école primaire de l'Isère ont signalé de nouveaux faits potentiels aux enquêteurs
Jusqu'alors, neuf plaintes de parents d'élèves, correspondant à deux garçons et sept filles âgés de 6 à 7 ans, tous scolarisés dans la classe de CP du directeur, ont été enregistrées par la justice.
"Les parents de 14 élèves supplémentaires se sont manifestés. Les plaintes n'ont pas encore été prises", a indiqué Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, confirmant une information de France Bleu Isère.
"Elles le seront dans les jours qui viennent car il faut auparavant auditionner également les enfants selon un protocole particulier. Cela prend du temps", a-t-il ajouté.
Selon le magistrat, ces signalements ne concernent pas seulement des enfants de la classe que pilotait l’homme ou de l'école qu'il dirigeait. "D'autres écoles du nord de l'Isère" seraient également concernées. "Pour l'instant, on ne peut pas parler de victimes avérées, mais simplement de quatorze parents qui se sont manifestés. L'instruction servira à déterminer le nombre de victimes et les circonstances des faits", a conclu le magistrat.
Des témoignages accablants
D’après la version donnée par deux des petites victimes présumées, l’homme leur aurait imposé à plusieurs reprises des fellations lors d’ateliers pédagogiques qui se sont déroulés entre décembre et mars, à l’intérieur même de la salle de classe, derrière un paravent installé par ses soins.
Lors d’une perquisition au domicile de l’enseignant, les gendarmes ont mis la main sur un stock de films et d’images à caractère pédopornographique. Le suspect, père de famille, Nike tn
requin avait déjà été condamné en 2008, justement pour recel d’images pédopornographiques, à six mois de prison avec sursis, avec obligation de soins et mise à l’épreuve. Mais à l’époque, la justice n’avait pas jugé nécessaire de prononcer une interdiction d'exercer un travail en relation avec des enfants.
Une ville en colère
Aujourd’hui, la mairie de la commune entend se constituer partie civile à l’encontre de l’auteur des faits mais aussi de l’éducation nationale. Le premier élu, Raymond Fayssaguet est en colère et ne comprend pas comment cet homme a pu devenir directeur d’école sept ans après une condamnation pour détention d’images à caractère pédopornographique.
Colère également des parents d’élèves. Mercredi dernier, plusieurs d’entre eux se sont réunis à l’intérieur du groupe scolaire pour s’organiser juridiquement. Eux aussi souhaitent savoir comment un tel dysfonctionnement a pu se produire.
Un questionnement relayé par le porte-parole du gouvernement. Stéphane le Foll a estimé il y a deux jours qu’il n’était pas "acceptable" que ce directeur d’école ait pu continuer à enseigner avec de tels antécédents.
"Les premières condamnations de cet instituteur datent de 2008. Comment se fait-il que ce professeur, s'il y avait eu ces problèmes-là, n'ait pas été repéré et en tout cas n'ait pas suscité d'enquête ni de mesures prises pour éviter que des problèmes ne se posent ?" s'est-il interrogé.
Ouverture d'une enquête administrative
La ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête administrative "afin de faire toute la lumière sur cette affaire". Pour sa part, l'inspection d'académique de l'Isère affirme qu’elle ignorait tout de la condamnation antérieure de cet enseignant.
Nike TN Une cellule médico-psychologique a été mise en place dès lundi et restera en place le temps nécessaire.
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